Dominer ses peurs

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Qu’est-ce qu’une peur ?

La peur, sous toutes ses formes, est une EMOTION. C’est une réponse émotionnelle donnée par le cerveau à une situation précise. Une réponse qui n’est pas réfléchie, analysée mais soudaine, réactive.

Si vous traversez la route tout en téléphonant et qu’un véhicule klaxonne pour éviter de vous écraser, vous allez ressentir une peur vive, liée à la surprise du bruit et au danger imminent. Votre réaction instinctive va être, dans la plupart des cas, de vous enfuir pour vous protéger du danger.

 

 Comment se manifeste cette émotion ?

C’est au niveau de notre cerveau limbique que tout se passe. L’amygdale (zone spécifique de ce cerveau) va récupérer l’information et déclencher un plan ORSEC. Le système sympathique (l’une des 2 composantes du système nerveux autonome) va donc se mettre en route : accélération du rythme cardiaque, augmentation du cortisol, sécrétion d’adrénaline ….                                                                                                                                        Le système d’alarme est déclenché en un temps record pour permettre une réaction de survie.                                                                                                                                                        La peur est donc nécessaire pour assurer notre sécurité.

 

Quand la peur devient récurrente et intempestive

Mais lorsque cette alarme se déclenche trop souvent, de façon trop récurrente, hors de son réel rôle de « protection », lorsqu’il n’y a pas de réel danger , si ce n’est celui que l’on anticipe avec son mental, c’est là que l’organisme s’épuise, que le mental s’affaiblit, que la dépression prend  place.

 

 Comment explique-t-on ce phénomène récurrent ?

Dans le cerveau limbique, nous emmagasinons toutes les informations reçues dans notre vie, y compris utérine. Ces infos sont stockées comme dans un disque dur d’ordinateur.  Chaque information stockée est liée à une réponse émotionnelle, agréable ou désagréable. Toutes les données restent gravées en nous, dans cette partie immergée de l’iceberg que l’on nomme « inconscient ».

Nous ne possédons pas la mémoire consciente de toutes ces données, par contre lorsqu’une situation nouvelle se présente qui rappelle une donnée stockée, le cerveau limbique réagit immédiatement en associant la même réponse émotionnelle que celle vécue dans le passé.

Le cerveau limbique peut réagir à une image, à une odeur, à un visage ou des mots qui pourraient sembler anodins à tout un chacun, mais qui réveille au plus profond, le souvenir d’un événement vécu dans le passé .S’il est agréable, la sensation sera immédiatement apaisante et rassurante .S’il est traumatique, le cerveau va instantanément mettre en place la réponse de panique, de survie.

Ce qui explique cette réactivité immédiate, cette émotion qui monte d’on ne sait où, qui nous envahit et nous rend si impuissant.

 

L’EFT pour traiter ces peurs

En EFT, la première des démarches proposées est d’ACCUEILLIR cette peur :

                             Même si j’ai cette peur de……., je m’aime et je m’accepte .

Tant que cette peur n’est pas reliée dans le conscient à la peur initiale, elle subsistera en nous, se réactivant chaque fois que le cerveau limbique fera l’association entre le souvenir traumatique et la situation présente.                                                                                A chaque situation émotionnelle difficile du passé, ont été associées des réponses du corps en plan ORSEC : tremblements, étouffement, larmes, malaises. Ces ressentis sont restés associés à la situation initiale et se réactivent chaque fois qu’un élément actuel rappelle à notre cerveau limbique le traumatisme passé.

En EFT, on va en premier lieu exposer la situation actuelle qui pose souci afin de déclencher les réponses émotionnelles qui s’y associent.

On s’expose en accueillant consciemment le problème. On va aller chercher « la parole du corps », on va aller observer ce que nous dit notre corps, car si notre mémoire a oublié l’événement initial, le corps lui a gardé des traces intactes qui ne demanderont qu’à apparaître lorsqu’il sera écouté.

Cette écoute et cet accueil, entraînent l’apparition des symptômes. On active l’accélérateur en s’exposant à la situation qui crée la peur par la parole  et grâce aux tapotements sur les entrées ou sorties des méridiens, on décélère, en calmant les ressentis négatifs, c’est pourquoi une seule ronde sur les 11 points, donne immédiatement un sentiment de mieux être.

En questionnant tous les aspects du problème, l’inconscient va peu à peu nous envoyer ses réponses, et d’images en ressentis physiques, nous amener à approcher et parfois même à cibler très précisément le traumatisme de départ.

C’est la patience, l’écoute et l’accueil de son corps et de ses émotions, qui permettent, de toucher le cœur de la cible. Certains malaises, tocs ou peurs viscérales peuvent être rapidement endiguées en une ou deux séances, alors que d’autres symptômes nécessiteront plusieurs séances.

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